Conférences de Nick Cooney et Chris DeRose

En l’espace d’une dizaine de jours nous avons eu la chance d’assister à deux conférences fort intéressantes de deux grands noms de l’activisme américain.

Conférence Nick Cooney

Nick Cooney

Le 21 septembre Nick Cooney était à Rome pour présenter son speech « The science of animal advocacy ». Nick Cooney est le fondateur de The Humane League, une organisation de défense des animaux basée à Philadelphie, qui s’occupe en priorité des problèmes relatifs aux animaux de ferme. Il est également le coordinateur de la campagne éducative de Farm Sanctuary, importante et respectée association américaine pour le sauvetage d’animaux, notamment de ferme, exploitant plusieurs refuges sur le territoire.

Son discours fait le point sur la façon de communiquer sur les sujets que sont la protection et la libération animale et le véganisme. Faut-il montrer et parler avec des images crues, difficilement supportables ou aller dans la direction des jolies photos de bébés animaux qui attendrissent l’auditoire pour faire passer un message? Quelles techniques vont faire que les gens vont s’intéresser, s’investir dans la protection animale et devenir vegans? Beaucoup de littérature existe sur le sujet de la communication d’idées, beaucoup fonctionnent et s’adaptent très bien sur les sujets du bien-être animal, Nick explique les bonnes pratiques.

Le discours suivant de Nick Cooney a été enregistré lors de l’International Animal Rights Conference 2013 au Luxembourg, le 13 septembre dernier, soit quelques jours avant celui de Rome, c’est le même que celui que nous avons vu :

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Chris DeRose

Figure emblématique de l’activisme aux Etats-Unis, Chris DeRose est le président et fondateur de Last Chance for Animals. Sa lecture parle de ses 35 ans d’activisme pour la libération animale. Il parle de sa foi pour ce combat, de son implication (parfois controversée).

Conférence Chris DeRose

Durant la conférence, deux vidéos vont etre diffusées. La première montre le raid d’un groupe d’activistes ALF entrant dans les laboratoires de tests sur animaux de l’Université de Californie à Riverside (UCR) où des centaines de souris, des singes, des chats, des chiens, des pigeons, des opossums, des rats et des lapins vont etre sauvés, libérés. Dans ce centre de recherche, notamment contre le cancer, les activistes découvrent de nombreux chiens congelés, avec des tumeurs provoquées, des doigts manquants, d’autres sont vivants, apeurés dans des cages minimalistes, on y voit une chienne avec 4 ou 5 petits à peine nés à même le sol. Beaucoup de matériel est détruit, en particulier des fours à micro-ondes servants aux tests sur les pigeons.
Ce raid datant du 21 avril 1985 est historique car un petit macaque appelé Britches va être libéré. Ce petit singe agé de 5 mois a eu les paupières cousues très rapidement après sa mise au monde. Un sonar électronique est attaché à sa tête et émet directement des impulsions à hautes fréquences à intervalles réguliers dans son crâne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Les expériences de privation sensorielle devaient durer trois ans sur un total de 24 bébés singes. Ces expériences ont été faites pour étudier le développement neurologique et comportemental de ces singes dépourvus de fonctions visuelles, pour la recherche médicale sur la cécité. Chris DeRose précise à ce propos que la fondation américaine des personnes aveugles a été choquée de ces expérimentations.

Britches
1. Britches tel qu’il a été découvert. 2. Les bandages et le système sonore ôtés. 3. Les sutures sont retirées. 4. Une nouvelle vie pour Britches.

Britches a été sauvé de cette torture. Lorsque l’activiste (qui est un vétérinaire) le débranche du système, le petit singe est pris de soubresauts, désorienté, certainement perdu de ne plus avoir ces bruits constant dans les oreilles qu’il connait depuis ses premiers jours. On y voit même quelques images plusieurs mois après du petit macaque avec une mère de substitution, s’agripant à elle, le petit ressemblant plus à un jeune singe qu’à un outil de laboratoire morbide.

L’autre vidéo tirée du film Dealing Dogs montre le résultat d’un travail de plus de 8 ans par le groupe Last Chance for Animals et de nombreuses agences gouvernementales, ayant abouti à faire disparaitre le chenil de Martin Creek en Arkansas, le plus gros des USA au début des années 2000, qui faisait le commerce d’animaux de catégorie B entre autre pour les laboratoires de vivisection. Un activiste a réussi à se faire embaucher au chenil est a rendu public l’infamie du lieu. Les footages en caméras cachées montrent les propriétaires avouant ne pas hésiter à voler des chiens dans la rue pour toujours gagner plus. On voit un employé mettant 2 balles dans la tête d’un chien proclamant « Ex-dogs! » presque en riant. On y voit les chiens dans des conditions déplorables, des animaux morts, d’autres mourrants, crevants de faim, bléssés, ayants des parties manquantes. Un véritable charnier est révélé dans un champ avoisinant avec plus de 20 chiens en décomposition.
Cette enquête a permis la fermeture du chenil qui rapportait plusieurs millions de dollars à ses propriétaires et a – plus ou moins – sérieusement soulevé le problème des élevages de catégorie B aux Etats-Unis.

Voici le discours de Chris DeRose, toujours lors de l’International Animal Rights Conference 2013 au Luxembourg, le 13 septembre dernier :

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Ces deux soirées de conférence ont été organisées par l’association Animal Equality Italia.

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