Stockage : réplication en temps réel avec DRBD

DRBD (Distributed Replicated Block Device) est une architecture de stockage distribuée pour GNU/Linux, pour parler rapidement on peut dire qu’il s’agit d’une sorte de RAID 1 au niveau du réseau. Cela permet d’avoir deux machines avec réplication de données de l’une vers l’autre, l’une étant désignée primaire et l’autre secondaire (mais il existe un mode primaire/primaire également). Il s’agit d’un logiciel libre développé par la société Linbit qui par ailleurs offre un service de support.

DRBD réplique au niveau des périphériques de bloc, pour plus d’informations sur son fonctionnement, je vous renvoie à la page Wikipedia de DRBD.

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Ajouter un disque à une pile RAID 1

Dans cet article nous allons expliquer comment ajouter un disque à un système RAID1 sous Fedora avec la commande mdadm.

Depuis hier edoras ma vieille config qui me sert de serveur fourre-tout sous Fedora 11 ne démarrait plus. J’avais depuis un certains temps un disque dur qui jouait du grattoir à faire un bruit pas possible qui normalement devrait alerter n’importe qui qu’il est temps de s’en occuper. Mais bon, j’ai laissé courir en me disant que ça allait bien tenir et que je m’en inquiéterais plus tard. J’ai attendu trop longtemps.

Je passe sur les détails du comment du pourquoi je m’en suis dépatouillé pour récupérer mes données (229Go de photos et de musique) sur du LVM réparti sur 2 disques avec un disque marqué inexistant. Mais j’ai réussi.
Edoras est d’une part un vieux coucou (Sempron 2400+ avec 1Go de RAM), mais reste très bien pour un petit serveur qui démarre en niveau 3, mais c’est aussi une usine à gaz qui comporte 5 disques : un disque système avec 2 partitions /boot et l’autre en LVM (swap, root et home), un VGdata de 380Go sur 2 disques et un VGraid qui comme son l’indique est un RAID1 sur deux disques SATA de 500Go. Non seulement, j’ai eu ce problème d’inconsistance du VGdata, mais j’avais un des disques du RAID déconnecté. Et ne me demandez pas pourquoi, ce deuxième disque avec un identifiant de partition de type Linux LVM (8e) et non pas Linux RAID auto (fd). Je l’ai donc ré-attribué l’id du système de fichiers comme étant fd. Et j’ai du ré-ajouter le disque au RAID pour le resynchroniser.

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Modification du schéma de partitionnement d’edoras

Passage en full LVM

Cette opération est lourde et longue, mais j’ai décidé de modifier le partitionnement de mon petit serveur edoras actuellement sous Fedora 10.
En effet, depuis de nombreuses années, j’utilisais un partitionnement classique, et depuis Cambridge, je suis passé à LVM (enfin!) et même au RAID 1 pour encore plus sécuriser mes sauvegardes photos. Le RAID a été ajouté avec deux disques non utilisés, mais il me restait deux autres disques avec une seule partition chacun sdb1 et sdc1 bourrés de données et montés de façon classique, respectivement en /data1 (200Go) et /backup (160Go), ces deux partitions étant utilisés en montages NFS sur mon réseau (et TRES solicités).

Avant :

$ df -h
Sys. de fich.         Tail. Occ. Disp. %Occ. Monté sur
/dev/mapper/VG1-LVroot
9,9G  3,7G  5,7G  40% /
/dev/mapper/VG1-LVhome
26G  853M   23G   4% /home
/dev/sdc1             145G   83G   54G  61% /backup
/dev/sdb1             184G  111G   64G  64% /data1
/dev/sda1             236M   29M  195M  13% /boot
/dev/mapper/VGraid-LVraid
459G  216G  220G  50% /raid

D’une part, cela me faisait beaucoup de montages (NFS) sur mes Mac alors que je pouvais – théoriquement – rassembler /backup et /data1 en un seul volume, et d’autre part, je désirais passer en full LVM pour plus de flexibilité.

La limitation des systèmes de fichiers classiques m’imposait d’avoir ces deux partitions séparées, celles-ci étant sur deux disques différents. C’est là que LVM montre sa puissance : la possibilité de créer un groupe de volumes sur les deux disques, soit au final avoir une seule partition virtuelle de 360Go unique sur les deux disques.

Après :

$ df -h
Sys. de fich.         Tail. Occ. Disp. %Occ. Monté sur
/dev/mapper/VG1-LVroot
9,9G  3,7G  5,7G  40% /
/dev/mapper/VG1-LVhome
26G  855M   23G   4% /home
/dev/mapper/VGdata-LVdata
331G  1,8G  312G   1% /mnt/data
/dev/sda1             236M   29M  195M  13% /boot
/dev/mapper/VGraid-LVraid
459G  275G  162G  63% /mnt/raid

Après avoir déplacé mes données sur un autre disque pour faire la modification, redéfini sdb1 et sdc1 en partition de type 8e (Linux LVM) dans fdisk, j’ai opéré comme suit pour ajouter un groupe de volumes VGdata contenant un unique volume logique LVdata de la totalité de l’espace disponible (je ne détaillerai pas, les étapes ayant été un peu mieux expliquées dans ce billet) :

# pvcreate /dev/sdb1
# pvcreate /dev/sdc1
# vgcreate -s 16M VGdata /dev/sdb1 /dev/sdc1
# lvcreate -l 21462 VGdata -n LVdata
# mkfs.ext3 /dev/VGdata/LVdata
# mkdir /mnt/data
# mount /dev/VGdata/LVdata /mnt/data

Ajout du montage dans fstab :

/dev/VGdata/LVdata	/mnt/data		ext3	defaults	1 2

Gérer une pile RAID et LVM sous Fedora 10

Sécuriser ses données avec du RAID logiciel

RAID est l’acronyme pour Redundant Array of Inexpensive Disks, c’est-à-dire « Matrice Redondante de Disques peu Onéreux« . Il s’agit d’une technologie utilisant plusieurs disques durs pour stocker des données afin de les sécuriser, ces données étant copiées sur tous les disques (de façons différentes suivant la configuration RAID utilisée : 1, 5, 1+0, 0+1, 6, etc), en cas de panne d’un disque, la machine reste opérationnelle et les données sont toujours accessibles. Avec certains pré-requis, il est même possible de changer le disque défaillant à chaud sans arrêter la machine, la couche RAID se chargeant de la reconstruction (synchronisation) des données.
Il existe également le RAID 0, mais qui diffère des autres RAID dans son fonctionnement.

Cet article parle du RAID logiciel, sur une machine en Fedora 10.

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